FABRIQUE A IMAGES, WALLERS AREMBERG

Programme :

Mission de Maîtrise d'oeuvre pour la création de la fabrique à image à Wallers - Concours

Maître d'ouvrage :

Communauté d'Agglomération de la porte du Hainaut

Budget :

51 608 940 € HT

Etudes :

Réalisation :

Description


L'approche de l'équipe de conception et de réalisation du partenariat public-privé a tout d'abord été de se poser la question de la pertinence du projet dans le lieu proposé. Ce lieu ne se dévoile pas au premier abord, ainsi les équipes de TF1 ont été circonspectes lors leur première visite face à la beauté du site minier (un écrin historique au milieu de la nature) mais aussi son éloignement des pôles de décision et de production européens.           Pourtant personne ne peut rester indifférent face à la force de ce site. En tout état de cause, l'esprit du lieu nous a obligé à réfléchir au-delà du simple programme et des contraintes du site, convaincu que le projet peut vivre et se développer à condition que toutes les qualités de chaque élément du programme soient poussées à leur meilleur niveau.

Cette approche a nécessité de notre part un arbitrage entre le respect strict du site, les attentes du maître d'ouvrage (par exemple le tournage de films) et la définition d'un projet.
Sur ce site patrimonial exceptionnel, Wallers Arenberg voit se réaliser un projet hors normes à l'échelle du paysage audiovisuel transfrontalier.

Notre approche mémorielle du site de Wallers Arenberg s'inscrit dans les principes de la définition de la notion de « paysage évolutif » tel que décrit par l'Unesco.

L’expression architecturale du projet se caractérise par la modélisation de volumes qui prolongent la réalité des strates géologiques ; acteurs invisibles mais emblématiques des sites miniers.

Le travail des matériaux permet une intégration subtile avec les aménagements extérieurs par la prolongation du revêtement de sol (béton) sur les façades. La partie supérieure du bâtiment quant à elle, joue avec le reflet de l’environnement et invite à une certaine dématérialisation de sa perception et relation avec une des nouvelles fonctions du site (pôle image). Le travail des strates du bâtiment est propice à l’intégration d’un éclairage en façade qui permet de supprimer l’éclairage public extérieur. Nous utilisons l’Architecture elle-même comme mobilier urbain pour illuminer le site.

Il nous semble important, au regard de l'analyse historique minière du site, de continuer à trouver un dialogue entre l'architecture existante et nouvelle à produire. Néanmoins l'architecture des bâtiments du site minier a toujours été une architecture fonctionnelle (bien que non dénué de détails architecturaux de qualité) favorisant les activités nouvelles venant à se développer décennies après décennies.

Nous avons donc cherché à traduire les deux approches contextuelle et historique par l’interaction forte de l'implantation des bâtiments complétée par la qualité fonctionnelle du projet et une architecture brute mais expressive dans ses détails.

L'expression des détails architecturaux ne pouvait s'exprimer de la même manière que la brique telle qu'elle fut utilisée tout au long du XXe siècle. Outre les matériaux en acier, l'expressivité des bâtiments est apparentée à la complexité entre l’histoire souterraine et les machines. Une symbiose naturelle découle des machines hors-sol et l’histoire de la mine, invisible.

FABRIQUE A IMAGES, WALLERS AREMBERG
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